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Quintric et associés

Réunion de rentrée virtuelle - Situation des marchés

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Quintric & Associés a le plaisir d'organiser une réunion virtuelle via Zoom, le mardi 15 septembre à 10h45.

Le sujet : La situation économique et les marchés financiers ainsi que les opportunités de fin d’année.

Cette réunion sera animée par Hubert CHEVE - directeur général, Xavier DE LA BOUERE- conseiller financier et Guillaume LEMAIR - conseiller financier.

Vous pouvez participer à la réunion virtuelle :

Id de la réunion : 814 7266 4547

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LES PRODUITS STRUCTURÉS : une alternative en période de volatilité élevée

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Dans un contexte de volatilité accrue, les actions et obligations évoluent dans un environnement chahuté, associé à un rendement en constante baisse pour le fonds en euros, produit à capital garanti. Il est de plus en plus difficile pour un investisseur de se positionner sur des classes d’actifs et de prendre des décisions sur des placements. Les produits structurés se présentent comme étant une alternative intéressante aux unités de compte traditionnelles et au fonds en euros. 

Souvent associés à des placements complexes et risqués, ces produits peuvent cependant proposer une protection du capital et offrir des rendements intéressants. Toutefois, il est indispensable de comprendre le fonctionnement de ces supports qui combinent à la fois des placements financiers dits « traditionnels » à des produits dérivés. 

Le produit structuré, est adossé à un sous-jacent. Celui-ci peut-être de plusieurs sortes : indice boursier, action, panier d’actions, obligation… il offre alors à l’investisseur un large panel de solutions et, un excellent moyen de diversification. L’avantage essentiel de ce produit est d’être un support clair et lisible en termes de risque et de performance. En effet, une transparence est imposée par les autorités de marchés. Elle permet de connaitre à l’avance la prise de risque maximum, les gains et pertes potentiels. 

Ce support de long terme, généralement pour un horizon d’investissement de 8 à 10 ans, peut, si les conditions sont réunies grâce à sa souplesse être remboursé par anticipation avec le rendement prévu à l’avance. Enfin, la majorité des produits structurés offrent une garantie en capital en cas de baisse des marchés et du sous-jacent, à condition de garder les sommes investies sur le produit. Néanmoins le risque de perte sur le capital investi reste bien réel.   

Notre cabinet propose de nombreuses solutions pour des investissements sur des produits structurés, notamment le produit EUROPE OPPORTUNITÉ JUILLET 2020. Ce moteur de diversification et de performance a pour objectif d’offrir au souscripteur un gain de 12% par année écoulée, tout en bénéficiant de la possibilité d’un remboursement automatique du produit possible chaque trimestre à partir de la fin de la 1ère année, en cas de performance positive ou nulle depuis le lancement. Ce produit dédié présente un niveau de sécurité optimisé avec une protection du capital jusqu’à une baisse de 40% de l’indice de référence.

Votre conseiller est à votre disposition pour vous renseigner sur ces produits.


Ce produit présente un risque de perte en capital, un risque de marché, un risque de liquidité et un risque lié à l’éventuelle défaillance de l’émetteur et du Garant.

PRIVATE EQUITY : Comment aider les entreprises françaises après la crise du Covid-19 ?

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Le capital investissement permet d’apporter des financements aux entreprises non cotées sur les marchés boursiers.  Ces apports en fonds propres des investisseurs induisent donc une prise de participation dans le capital des entreprises.

Outre l’aspect financier, les investisseurs assistent les entreprises dans leurs prises de décisions. Ils souhaitent apporter leurs expertises, expériences ou réseaux afin de développer l’entreprise, la pérenniser et ainsi accroitre sa valeur.

À noter, que le Private Equity aspire à réaliser une forte plus-value après une période de 5 à 8 ans avec des taux de rendement relativement élevés. Cependant la vente à court terme et l’arbitrage sont relativement délicats et le risque de perte de capital reste une éventualité à ne pas négliger.
 
La crise actuelle a engendré de nombreuses difficultés pour les entreprises qui se sont donc tournées vers les banques afin couvrir leurs besoins en trésorerie. Dans une optique de soutenir les entreprises à la suite de cette crise sanitaire, les acteurs du capital investissement collaborent avec Bercy afin de proposer un mécanisme qui profiterait ainsi aux entreprises durement touchées. Ils visent à lever environ 6 milliards d’euros et ainsi renforcer les fonds propres de près de 2500 PME et ETI familiales. Le mécanisme sera présenté sous la forme de quasi-fonds propres ce qui permettra ainsi de ne pas diluer les actuels actionnaires. Les acteurs souhaitent mettre en place cette opération pour octobre 2020.

Outre une forte volonté de relance de la part des dirigeants de ces entreprises, une analyse poussée sera réalisée comme pour un investissement classique avec un regarde avisé sur des critères ESG*. Aucun critère géographique ou sectoriel ne devrait être appliqué.
 
Les prises de participation pourront venir renforcer des entreprises déjà suivies mais également des entreprises qui n’ont jamais eu recours à cette forme de financement.
 
Cette levée de fonds de 6 milliards d’euros qui reste pour l’heure au stade d’estimation, sera abondée par plusieurs acteurs. D’une part par des investisseurs institutionnels (certains assureurs), par des investisseurs publics et enfin par des sociétés de capital-investissement. Les entreprises peuvent également compter sur le soutien et l’expérience des professionnels du secteur qui ont affronté la crise de 2008.
 
Notre cabinet propose des solutions d'investissements non cotées qui répondent à ces problématiques. Votre conseiller est à votre disposition pour vous renseigner sur ces produits. 
 
* Critères ESG : ces critères concernent les domaines suivants, Environnement – Social – Gouvernance. Une majorité d’entreprises de capital investissement attachent de l’importance à investir dans des entreprises pérennes. Ces facteurs extra financiers rentrent ainsi dans le processus d’analyse réalisé par les sociétés de capital investissement.

Investissement Durable : une thématique d'avenir

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La pression environnementale, enjeu majeur pour notre planète ne va cesser d’augmenter. Dans moins de 30 années, notre terre comptera désormais 9 milliards d’êtres humains et connaîtra des mouvements massifs vers les zones urbaines.

Comment pouvons-nous être acteur d’un environnement responsable tout en assurant des performances solides pour les investisseurs ?

Les investisseurs, pour la grande majorité ont désormais conscience que leurs placements peuvent avoir un rôle déterminant pour orienter l’économie vers une trajectoire plus durable. La pression exercée sur les Etats et les entreprises est de plus en plus forte afin de les pousser à limiter leurs empreintes et dégradations écologiques. Ce mouvement permet le développement d’investissements thématiques liés aux enjeux environnementaux. Les gérants de fonds ne limitent plus leur analyse aux critères financiers des sociétés dans lesquelles ils investissent. Ils intègrent désormais des critères extra-financiers appelés ESG : Environnemental, Social et Gouvernance.

C’est le cas par exemple pour le groupe Pictet AM, pionnier dans l’investissement thématique et responsable. La société de gestion développe des solutions d’investissements autour des mégatendances mondiales, challenges de demain, à savoir : la santé, le bois, les marques de prestiges, la robotique, la sécurité, la nutrition, la communication numérique, l’eau, la transition énergétique, les villes intelligentes et la biotech.

Autrefois activité de niche, l’investissement environnemental s’inscrit désormais résolument dans le courant dominant pour plusieurs raisons.

L’ensemble de la population a désormais conscience de l’urgence environnementale dans laquelle nous nous trouvons actuellement. La pollution tout comme les catastrophes naturelles, ainsi que l’utilisation extrême des ressources ne cessent de s’accélérer.

L’opinion et le pouvoir du peuple ont permis de changer les priorités des gouvernements. La Chine a par exemple indiqué que l’environnement est sa priorité et, mobilise plusieurs milliards de dollars en ce sens. De plus, l’ensemble des entreprises à travers le monde adopte des pratiques plus durables. S’ajoute à cela l’explosion du nombre de sociétés spécialisées dans les technologies environnementales, elles ont été multipliées par 3 au cours des 10 dernières années.

Ces facteurs vont permettre aux sociétés conscientes des enjeux d’aujourd’hui d’enregistrer une croissance forte et durable de leur chiffre d’affaires. L’urgence environnementale constitue un défi de grande ampleur et, les mesures gouvernementales pour lutter contre le changement climatique, auront un impact économique fort. Les investisseurs qui auront saisi cette opportunité profiteront de ces bénéfices.
 
 
L’Investissement Socialement Responsable s’avère être une source supplémentaire de diversification et de performance pour votre patrimoine. N’hésitez pas à contacter notre cabinet pour connaitre notre sélection de fonds répondant aux enjeux environnementaux.

Coronavirus : quels impacts pour les SCPI ?

SCPI

La « pierre papier » est en pleine expansion ces dernières années. En effet, l’investissement dans les SCPI a atteint près de 2.4 milliards d’euros en France pour le premier trimestre 2020, soit + 14 % par rapport à l’année dernière. Ces données montrent l’attrait des investisseurs pour ce placement qui offre une rentabilité élevée, en moyenne 4.40 % en 2019.

Le modèle des SCPI, est considéré comme solide et durable grâce à une résilience face aux fluctuations macro-économiques et des rendements plutôt stables. Toutefois, les dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes pour l’économie, n’épargnant pas le marché immobilier. Suite aux mesures gouvernementales prises pour limiter la crise sanitaire du Covid-19, des milliers de commerces ont été obligé de fermer leurs portes, dégradant la situation financière des SCPI.
Les locataires, impactés par la crise ont pu demander à leur bailleur un report voire une annulation de leur loyer. Ces mesures vont affecter les porteurs de parts de SCPI qui touchent des revenus en fonction des loyers versés par les locataires de la SCPI. Les loyers non perçus durant la crise ne seront donc pas répercutés sous forme de dividendes pour les épargnants.
 
Comment les SCPI vont-elles adapter leur politique de distribution de revenus ?
 
Le Report à Nouveau (RAN) : toutes les SCPI ont constitué une provision, dans le but de faire face à d’éventuels aléas, pouvant affecter ces dernières. Une partie des loyers perçus pendant la durée de vie de la SCPI ont été placé en report à nouveau. Les SCPI sont libres d’utiliser cette réserve à tout moment, elles pourront alors y avoir recours pour limiter l’impact du coronavirus sur la distribution de revenus.

Les SCPI ne seront pas toutes impactées de la même manière et, s’adaptent en conséquence. Certaines SCPI ont également fait le choix de renoncer à leurs honoraires de gestion pour limiter l’impact sur la distribution des revenus. S’ajoute à cela une approche prudentielle pour les SCPI investies dans les secteurs les plus impactés à savoir l’hôtellerie et la restauration avec une baisse immédiate de la distribution de revenus pour lisser l’impact.

L’anticipation des taux de rendement diffère selon la nature des SCPI. En effet, les SCPI spécialisées dans l’hôtellerie sont les plus affectées par la crise et anticipent une baisse moyenne de 40 % contre 17 % pour les SCPI de commerces. Les SCPI de bureaux, prédisent une baisse plus modérée avec une baisse de rendement de 9%. La majorité des entreprises ont continué d’exercer leur activité tout en s’adaptant avec la mise en place du télétravail. Cette flexibilité permet aux entreprises de continuer à fonctionner et donc de verser les loyers aux SCPI.

Plusieurs sociétés de gestion ont analysé l’impact de la crise sanitaire sur les perspectives de rendement pour l’année 2020. Le taux prévisionnel des SCPI à capital variable oscille entre 3.39% et 6.5% de rendement pour le meilleur des scénarios. On peut s’attendre à un rendement prévisionnel moyen de 4% pour 2020. La très bonne gestion des risques opérée par les sociétés de gestion et leur flexibilité vont permettre de limiter l’impact de la crise sanitaire sur leur distribution de revenus.
 
Attention, ces informations se basent sur des hypothèses avec les données disponibles actuellement, il est possible de subir d’autres fluctuations importantes si la situation s’aggrave.

Produit d'Opportunité du Moment

EURO OPPORTUNITÉ JUILLET 2020

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Ce moteur de diversification et de performance a pour objectif d’offrir au souscripteur un gain de 12% par année écoulée, tout en bénéficiant de la possibilité d’un remboursement automatique du produit possible chaque trimestre à partir de la fin de la 1ère année, en cas de performance positive ou nulle depuis le lancement.

Ce produit dédié présente un niveau de sécurité optimisé avec une protection du capital jusqu’à une baisse de 40% de l’indice de référence.

Avant le coronavirus, 300 ans d'histoire des crises financières

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Il y a pile trois siècles, le système de Law volait en éclat en France. Quelque 200 ans plus tard, c'est la crise de 1929 qui menait le monde au bord de la faillite. Grande Dépression, tulipomanie, subprime : voici les enseignements à tirer de ces krachs du passé pour mieux appréhender les conséquences de la crise du coronavirus.

Une crise est, pour Littré, une phase très hasardeuse. Or, depuis des millénaires, le monde est secoué, à certains moments, par divers cycles régulièrement alarmants et périlleux. Souvent avec des implications économiques, financières et sociales qui bouleversent les sociétés en place.

L’humanité est donc condamnée à vivre et à progresser à travers différents types de ruptures d’équilibre. Cela, avec des troubles complexes qui perturbent l’ensemble des domaines des sociétés.

La crise actuelle du coronavirus est ainsi l’héritière de récentes calamités déclenchées par un virus ayant de multiples implications. On pense, par similitude, aux effets néfastes de la variole ou de la grippe par exemple.

Mais aussi d’un rétrovirus comme le VIH, un coronavirus comme ceux responsables du SRAS ou de la pandémie actuelle. On peut évoquer aussi un bacille comme ceux responsables de la peste, du choléra ou de la tuberculose. Tous ont provoqué des perturbations économiques et autres les plus diverses.

2020 : une pandémie intense

La nouvelle pandémie dont la planète subit aujourd’hui les effets est d’une rare intensité. Sa propagation est décuplée par la transformation de l’ancien monde en un seul et même village.

En terme de victimes, il est fort probable que leur nombre sera incomparablement plus faible que celles de la peste noire du milieu du XIVe siècle qui tua près de 50% de la population de l’Europe ou de la grippe espagnole qui fit entre 50 et 100 millions de morts. Mais ses effets sur l’économie et les finances des États sont d’ores et déjà dévastateurs.

Le confinement, choisi par les différents gouvernements pour endiguer les contaminations afin de conserver l’efficacité des systèmes de santé et ainsi sauver des vies, a déjà et aura un impact toxique sur l’économie mondiale. La crise sanitaire est donc, dans les faits et avant tout une crise économique et financière, de l’ordre de ses grandes devancières telles l’effondrement du système de Law en France sous la Régence ou bien évidemment la grande crise de 1929 qui ravagea le monde entier jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

Aux plans économique et financier, l’agent déclenchant est finalement de peu d’importance. C’aurait pu être une destruction des cultures vivrières par un champignon, une pollution liée à un accident nucléaire, une guerre ou tout autre facteur de cataclysme. 

Il est rassurant d’observer que l’homme a traversé ces crises pendant lesquelles il a parfois cru à son anéantissement. Plus ou moins bien, avec plus ou moins de dommages. Mais enfin, il s’en est, comme on le dit communément, toujours tiré.
 

Mieux, il apprend des crises. Ce qui est un atout, même si chaque crise présente des caractéristiques nouvelles et donc, par conséquent, surprenantes, au vrai sens du terme. Mieux encore, beaucoup de crises ont eu, par le passé, d’heureuses conséquences.

Ainsi, bien que les crises majeures soient, par construction, inattendues et imprévisibles, apprendre du passé les moyens d’en diminuer la létalité économique est un impérieux devoir.

L’enseignement de 1929 

À tout seigneur tout honneur, la crise de 1929 est une mine d’enseignements dont la plupart ont été tirés. Mais, malheureusement, pas tous. Le jeudi 24 octobre 1929, la cote des valeurs à la bourse de New-York s’effondre avant de se redresser sous l’action des établissements financiers mais le lundi suivant, le «lundi noir», le Dow Jones perd plus de 13 %.

C’est le début de la Grande Dépression. Alors que l’économie étasunienne était florissante malgré un fléchissement en 1929, alors qu’en France on vit encore les «années folles», la croissance mondiale s’effondre très vite pour faire place à une sévère récession.

Comment en est-on arrivé là, au cœur financier d’un pays devenu après la Grande Guerre le plus puissant du monde ?

La question reste et restera probablement longtemps encore l’objet de byzantines querelles entre monétaristes, keynésiens, marxistes, classiques et autres membres de chapelles économiques. 

Pourtant le scénario est clair

En ces années 1920, sauf en Allemagne, le vaincu de 1918, l’industrie tourne à plein régime, les affaires sont prospères, les profits des entreprises augmentent plus vite que les salaires, ce qui poussent leurs cours de bourse à la hausse.

Dès lors la bourse ne se soucie plus de l’économie réelle qui ralentit en cette année 1929. Elle monte car la spéculation, ou plus précisément l’agiotage, règne désormais à Wall Street.

Les affairistes ne cessent d’acheter, persuadés qu’ils ont le pouvoir de revendre à court terme avec une plus-value. Mais, là est le premier nœud du krach et donc de la crise, ces spéculateurs se sont endettés pour acheter des titres.

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Source du graphique : Nortia

Dès lors, la suite est presque inévitable, au moins dans sa première période : le coup de semonce du jeudi 24 octobre entraîne des prises de bénéfices. Celles-ci font chuter les cours. Les appels de marges sont inévitables, ce qui alimente les ventes. Ce qui conduit à instiller la panique chez les actionnaires qui n’ont dès lors que le souci de liquider leurs positions.

Crédits en folie

L’endettement exagéré des spéculateurs en mène beaucoup à la ruine et certains au suicide. À ce moment, trois éléments funestes se conjuguent. La psychose s’empare des Américains qui restreignent leurs dépenses.

La bourse se met en chute libre car la confiance a là aussi disparue et surtout les banques affectées par les défaillances de leurs clients réduisent voire ferment le robinet du crédit. Certaines font faillite. Automatiquement, la baisse des crédits dans une économie qui en vivait aboutit à la fermeture des entreprises et des usines, au chômage de millions de travailleurs.

Les banques, étant incapables de recouvrer leurs créances, baissent le rideau. C’est là le deuxième nœud de la crise. L’économie américaine est en lambeaux avec son cortège de misères que Steinbeck a décrit dans Les raisins de la colère magistralement mis en images par John Ford dans le film au même titre.

L’aventure de l’argent

Aujourd’hui, il est facile de constater que c’est bien l’asphyxie de l’économie des États-Unis par la restriction des crédits qui a été la cause de la gravité de la Grande Dépression.

À ce propos, on peut évoquer la figure d’André Kostolany, grand boursier s’il en fut, l’un des rares à gagner une petite fortune à l’occasion du krach de 1929 parce qu’il était vendeur à découvert.

Dans l’un de ses livres, L’aventure de l’argent, il défend l’idée selon laquelle l’économie d’un pays est pleine expansion lorsque deux facteurs s’additionnent : la psychologie et l’argent. Lorsque l’un de ces deux éléments fait défaut, la tendance est moins soutenue.

Mais que les deux disparaissent simultanément est synonyme de grandes difficultés économiques. C’est une telle disparition qui a surdimensionné la crise de 1929. Bien sûr, le moral des agents économiques n’aurait pas manqué d’être sévèrement atteint. Mais l’accès au crédit aurait vraisemblablement permis d’éviter la catastrophe et de remettre, progressivement mais assez vite, l’économie américaine sur une bonne trajectoire.

Cela dit, il faut se rappeler que les États-Unis sont une fédération d’États. Au surplus marquée par une idéologie libérale, qui, à l’époque, n’a pas su réagir comme il aurait fallu. La bonne idéologie est celle qui doit être mise sous le boisseau lorsqu’il apparaît que des mesures non conformes à l’orthodoxie doivent impérativement être prises et mises en œuvre.

Telle est la grande leçon que l’on peut tirer de la crise de 1929. Les pouvoirs politiques, économiques et monétaires auraient dû éviter à tout prix l’assèchement des liquidités. Leçon mal apprise par certains ou pas suffisamment digérée.

En effet, presque un siècle plus tard, le Trésor américain n’en a pas tenu compte en laissant chuter la banque Lehman Brothers et en ne se décidant qu’in extremis à renflouer AIG, puis à soutenir le système bancaire dans son ensemble. Cette sorte d’hésitation initiale a considérablement amplifié ce qu’il est convenu d’appeler la crise des subprimes.

Le poids de la dette

Cette calamité singulière a durablement affecté l’économie mondiale. Elle résulte de la conjonction d’une bulle et de pratiques bancaires aussi pernicieuses qu’incontrôlées. Avant 2007, l’économie américaine, toujours elle, est au beau fixe mais les taux d’intérêt n’ont cessé d’être relevés par la banque centrale, la réserve fédérale ou encore plus communément la Fed.

La bonne tenue de l’économie a poussé de nombreux Américains, notamment parmi les plus modestes, à s’endetter pour acquérir leur résidence principale. Les crédits leur ont été accordés par le système bancaire avec une inconsciente prodigalité. Ce même système s’étant dépêché de s’en débarrasser en les revendant sur le marché. Cela, avec un emballage trompeur sans que les agences de rating n’aient alertés les investisseurs.

En pratique, le mécanisme en huit points est presque identique à celui de la crise de 1929 : 

1- une économie en bonne forme,

2 - des conditions de prêts outrageusement généreuses,

3 - une baisse substantielle des actifs acquis au moyen de ces mêmes prêts,

4- une défaillance des emprunteurs,

5 - la mise sur le marché de ces actifs,

6 - l’effondrement de leur prix,

7 - une défaillance accrue des débiteurs et enfin

8 - des pertes conduisant les banques au dépôt de bilan avec, en corollaire, la diffusion d’une panique dans le milieu des affaires, et au-delà dans toute la population américaine et mondiale.

Crise des suprimes

La crise des subprimes a montré que l’intervention des États et des banques centrales était indispensable pour assurer une liquidité vitale pour l’économie. L’emploi massif de ces deux armes a permis d’éviter un abîme dont le monde s’était dangereusement approché. L’ampleur des moyens mis en œuvre à cette époque a été rendue nécessaire en raison de la défiance marquée par les établissements bancaires les uns envers les autres. ce qui a notamment conduit la Banque centrale européenne à intervenir massivement pour substituer son crédit à celui de banques devenues détentrices de produits toxiques en nombres et en volumes considérables.

À la suite de ce tragique épisode – dont les coupables personnes physiques ne furent pas punis – des mesures furent prises pour solidifier le système bancaire européen et renforcer les moyens d’intervention des autorités. Ce qui est bien. Pour autant, peu de gens se sont avisés que la crise des subprimes était aussi le fait de la taille de ces banques internationales.

Car, bien qu’elles soient dépendantes d’une autorisation de fonctionnement d’un pays, elles défient pratiquement tout contrôle. Or, on ne peut s’y tromper, le gigantisme des grandes banques a été un facteur d’aggravation de la crise de 2007. Et, rien n’a été fait pour remédier à cet état de fait.

Le danger des bulles 

Il est vrai que les bonnes résolutions ne durent pas souvent autant que les contributions. C’est ainsi que, de la Grande Dépression, naquit en 1933 le fameux Glass-Steagall Act. Il imposait la séparation des activités de banque de dépôt de celles de banque d’investissement. Cette grande sagesse porta ses fruits pendant soixante six ans.

Mais en 1999, sous la poussée de la concurrence des grandes banques internationales étrangères et de celle des grandes places financières et, en définitive, sous la pression de l’appas du gain, le Glass-Steagall Act fut abrogé sous la présidence Clinton. Avec, peut-être, comme conséquence, la survenue de la crise des subprimes.

On connaît l’aphorisme de Confucius disant que l’expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n’éclaire que le chemin parcouru. En matière de crise, on peut avancer que le sage a à moitié tort et à moitié raison. Tort parce que les mesures qui ont été annoncées au cours des derniers jours par le Président et le Gouvernement n’ont pu être dictées que par une prise en compte des erreurs qui avaient été commises lors des crises précédentes.

L’aide massive en faveur des entreprises grâce à la fois aux efforts budgétaires de l’État et aux promesses de crédits bancaires en témoigne de façon éclatante.

En revanche, Confucius a raison car chaque crise d’importance est différente de celles qui l’ont précédée. Les experts ont beau scruter les bulles, elles n’explosent sous leurs yeux qu’exceptionnellement. Les crises éprouvent sans doute un malin plaisir à se jouer des experts.

L’échec de la tulipomanie

Pourtant, les mécanismes de formation des bulles sont presque toujours de même facture. C’est la conséquence d’une surévaluation d’une classe d’actifs qui bénéficient d’un engouement tel que les investisseurs s’empressent de les acheter à des prix déconnectés de la réalité. En prenant le risque de s’endetter pour cela.

On dit que la «tulipomanie» fut la première bulle spéculative de l’histoire. C’est très probablement vrai et faux. Nous sommes au dix-septième siècle et la tulipe est en grande vogue en Europe. Les bulbes de tulipe sont achetés bien avant leur plantation. Ils peuvent donc après achat être revendus plus cher. Et en Hollande, dans les années 1635, les achats sont d’autant plus aisés qu’ils sont payables à terme.

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Source du graphique : Nortia

Facilités par ce mécanisme, les prix s’envolent hors de toute raison. Mais, comme c’est toujours le cas, c’est la croyance de la revente avec plus-value qui nourrit la spéculation. Jusqu’au moment où faute de combustible ou parce que la vérité des choses se fait jour, la hausse n’est plus entretenue. Alors, les prix entament un plongeon d’autant plus brutal et plus profond que la montée a été importante.

Bien des spéculations se terminent comme Les habits neufs de l’empereur du conte d’Andersen. Il suffit qu’un innocent, donc quelqu’un moins perverti que les autres, dise tout simplement ce qui est. Par exemple, que l’empereur est nu, pour que les yeux s’ouvrent et que les esprits se déparent de leur égarement. C’est ainsi que finit la tulipomanie. Dont l’on se souvient parce ce que justement, elle fut la première bulle spéculative.

Cependant, pour ce que l’on en sait, les effets collatéraux furent minimes, quelques négociants perdirent de l’argent mais cela resta largement circonscrit à une petite communauté. Pour la meilleure raison que les détenteurs d’oignons étaient également les créanciers !

Depuis lors, les yeux se sont dessillés et les esprits ouverts. Les bulles se forment plus volontiers sur des biens immobiliers, sur des valeurs mobilières mais aussi sur des objets d’art que sur des oignons de tulipes. 

Origines des spéculations

Certaines spéculations ne naissent pas d’une passion ou d’un engouement pour tel ou tel actif. Elles peuvent aussi être le résultat d’une martingale comme ce fut le cas dans ce qu’il est convenu d’appeler le krach Oustric. Le banquier Albert Oustric était un affairiste. Parti de rien, il avait constitué dans les années 1920 un petit empire industriel et financier. Mais c’est à la bourse que son génie manipulateur trouva le mieux à s’employer.

La bourse de Paris, à cette époque, n’avait pas encore la profondeur d’aujourd’hui. Loin s’en fallait. Oustric en profitait, il choisissait une valeur et à coups d’achats bien préparés faisait monter le cours tout en assurant une publicité à cette hausse. Lorsqu’il estimait que le soufflé était près de retomber, il liquidait ses positions. Avec bénéfice.

Il tenta l’opération sur l’action Peugeot. Mais elle ne se déroula pas comme prévu et Oustric et surtout son agent de change restèrent «collés» avec un important paquet d’actions du constructeur automobile. Pourtant ce ne sont pas ces manipulations de cours qui provoquèrent la chute du financier mais les pertes que son «empire» essuya après le krach de Wall Street en 1929. S’en mêla un scandale politique typique de ces années-là. Oustric fut condamné par la Cour d’assise à des peines légères. Son agent de change se félicita d’être resté collé avec son paquet de titres Peugeot.

Depuis cette époque, les autorités ont mis en place un certain nombre de mécanismes de protection, à commencer par le délit d’initié. Et, c’est heureux, les manipulations sont désormais réservées à des domaines très limités et ne peuvent plus porter que sur des catégories d’objets peu nombreux. De plus, des organismes de protection des investisseurs ont porté leurs fruits par étapes.

Si les États-Unis paraissent être le pays où débutent les crises financières, monétaires et boursières et la Chine celui où naissent les crises sanitaires, la France n’est pas exempte en cette matière.

La crise immobilière du début des années 1990 est là pour le prouver. La fin de la décennie précédente avait été fructueuse. Il s’ensuivit un attrait exacerbé pour les biens immobiliers attisé par une liquidité élevée. Biens dont les prix commencèrent à grimper. Sous l’effet d’achats irrationnels de marchands de biens auxquels le système bancaire consentait des conditions de crédit extraordinaires.

La bulle éclata lorsque la hausse marqua le pas et que les créanciers demandèrent le remboursement des emprunts. Curieusement, le même phénomène frappa le marché de l’art. Il est amusant d’ailleurs de remarquer que le marché de l’art et celui de l’immobilier sont parallèles et subissent les mêmes crises.

La déroute de Law et les conflits

C’est également en France que se produisit une des plus remarquables crises financières : l’effondrement du système de Law. L’idée de l’Écossais était loin d’être stupide : rembourser la colossale dette laissée par les guerres de Louis XIV avec les profits dégagés par l’aventure coloniale.

Le malheur voulut que la spéculation s’emparât de l’affaire. Des spéculateurs réalisèrent des fortunes énormes. Ce qui attira les agioteurs. Qui firent à leur tour monter exagérément les cours. Les premières mauvaises nouvelles venant des Indes occidentales et la décision de quelques grands seigneurs mieux informés de convertir leurs avoirs en or eut raison de l’aventure. Ceux qui restaient avec le papier de la Compagnie perpétuelles des Indes furent ruinés. La banqueroute entraîna des émeutes qui firent vaciller le pouvoir du Régent Philippe d’Orléans. Elle est fort bien racontée et documentée dans le livre d’Edgar Faure : La Banqueroute de Law.

Si Law dut s’enfuir, chassé par une foule qui lui aurait volontiers fait un mauvais parti. Si son idée ne donna pas les résultats espérés, l’expérience fut précieuse car elle guida l’acclimatation du papier-monnaie et, c’était l’objectif initial, permit de rembourser une partie importante de la dette française au détriment des spéculateurs malchanceux.

Quand on parle de crises économiques et financières, viennent d’abord à l’esprit la crise des années trente, la crise des subprimes et la crise de la tulipe. Pourtant, c’est anormal car les plus grandes crises, celles qui ont réduit des millions de gens à la famine, qui ont poussé des désespérés aux dernières extrémités et jusqu’à l’anthropophagie, qui ont ramené des économies à des dizaines d’années en arrière, ce sont celles qui ont été provoquées par les guerres et la folie des dirigeants.

La France a mis des années après la Seconde Guerre mondiale pour retrouver le niveau atteint par son produit intérieur brut de 1938. Quant à son adversaire, l’Allemagne, presque entièrement détruite par les bombardements alliés, il faut lire La trilogie hambourgeoise de Cay Rademacher pour avoir une idée de la violence de la crise dans les années qui suivirent l’armistice de 1945.Mais il n’est pas besoin des conflits armés pour créer le malheur économique.

Les initiatives de Mao Zedong, le Grand bond en avant et la Révolution culturelle, sont là pour le démontrer dans la famine, le sang et le cannibalisme. Et le Grand Timonier n’est pas le seul de son espèce.

Enseignements

On l’a dit, presque toutes les crises sont riches d’enseignements et tous leurs effets ne sont pas forcément contraires. Celle que nous vivons actuellement est un véritable révélateur des forces et des faiblesses des uns et des autres.

Des pays et des gouvernements en premier lieu mais aussi des simples particuliers. Elle a déjà montré que le fait que la Chine ait été progressivement installée comme l’usine du monde est une erreur parce-que c’est un danger et une perte de souveraineté. Du présent épisode, si noir soit-il, écloront possiblement une réindustrialisation des vieux pays comme la France, une meilleure prise en compte de l’exigence écologiste, un renforcement de la coopération internationale dans de nombreux domaines.

À quelque chose malheur est bon !
    
Pourtant, les meilleures armes contre les crises ne sont pas celles que l’on déploie après qu’elles se sont déclenchées. Car c’est avant qu’il faut s’y préparer. Certes, il n’est pas facile de se préparer à lutter contre des menaces inconnues autrement qu’en prenant des précautions pour que les fièvres dévastatrices du passé ne se reproduisent ou pour que leurs effets soient amoindris en cas de récidive.

Le renforcement des moyens financiers de l’Union européenne comme la création de l’ONU peuvent être considéré comme de telles mesures préventives. Mais la meilleure attitude ne serait-elle pas de se doter ex-ante des moyens de faire face à tout type de catastrophe initiatrice de crise économique et financière. 

Il en est des nations comme des êtres humains. Être riche et en bonne santé est préférable pour faire face à la maladie comme aux autres fléaux. Le devoir des dirigeants d’un pays est de faire celui-ci riche et en bonne santé. 

On l’a vu, les crises sont inévitables et on ne connaît ni le type ni l’heure de la suivante. Mais il est paradoxalement impératif de s’en préoccuper. Comme des États l’ont fait pour les guerres. Et la meilleure façon d’ordre général pour ce faire est de construire une économie nationale et européenne forte et dotée de réserves, autrement dit «de munitions».

Source : Le Revenu

Vers une reprise des marchés financiers ?

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L’année 2020 a très mal débutée sur les marchés financiers. Avec l’apparition du Covid-19, les places financières ont chuté d’une rapidité rarement observée. Du côté des Etats-Unis, les marchés américains ont connu leur pire semaine depuis la crise des subprimes de 2008. En Europe, la moitié des gains des dix dernières années s’est envolée.  
 
Toutefois, même si la pandémie continue de se répandre, les puissantes mesures de soutien annoncées par les différentes banques centrales ont permis, paradoxalement, d’engendrer des records historiques sur les places boursières. Les marchés actions ont profité de hausses de 10 à 15 % sur la plupart des indices la semaine dernière, avec le Dow Jones qui a connu sa plus forte séance de hausse depuis 1933.
 
L’optimisme des marchés est lié aux mesures budgétaires exceptionnelles mises en place pour endiguer les risques économiques qui pèsent sur les Etats. La FED, a annoncé un quantitative easing illimité sur les obligations d’entreprises. Cette mesure de soutien de 2 000 milliards consiste à racheter massivement des actifs dans le but de pousser les banques à octroyer de nouveaux crédits pour relancer l’économie.

En parallèle, des aides directes sont prévues pour les ménages, les villes et les Etats. Du côté de l’Europe, les mesures de soutien aux entreprises menacées de faillite se multiplient : des nationalisations, notamment pour les entreprises du secteur aérien, un gigantesque programme d’achats d’obligations par la BCE pour 1 000 milliards d’euros, 5 000 milliards de dollars annoncés pour les pays du G20, 300 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat français… D’un point de vue sanitaire, les annonces de confinement des Etats se multiplient.

Néanmoins, des incertitudes demeurent aux Etats-Unis, tous les Etats n’appliquent pas le confinement, ce qui fait craindre un emballement de l’épidémie.
 
Simple rebond technique ou début d’une reprise ? Il est important de noter que les rebonds techniques sont fréquents en période d’instabilité. En 2008, le S&P 500 avait rebondi de 19% entre fin octobre et début novembre, de 21% entre fin novembre et début décembre, avant de rechuter. Il est encore trop tôt pour annoncer une réelle reprise des marchés, les inconnues étant encore trop nombreuses, notamment de l’ordre micro-économique. A l’heure actuelle, il est impossible de mesurer l’impact de cette crise sanitaire inédite sur les chiffres d’affaires des entreprises et sur leurs bénéfices.
 
 
Deux scénarios semblent se dessiner :

  1. La confirmation de l’efficacité du confinement et des traitements (plusieurs pistes de traitement à partir de médicaments existants) administrés aux patients atteints du virus pourrait permettre aux marchés d’entamer un rebond
     
  2. En revanche, si le confinement est amené à durer plus longtemps (plus de 6 mois), les marchés devraient alors entamer une nouvelle tendance baissière plus importante


Stratégiquement, nous nous sommes attachés à sélectionner, dans nos préconisations d'allocation d’actifs, des expertises capables de s’adapter voire de profiter d’épisodes de stress passagers pour créer de la valeur à long terme. Il faut s’attendre à des semaines encore volatiles, mais nous sommes convaincus que les gérants qui ré allouent progressivement les poches de cash dans des investissements prudents et documentés seront un facteur clés de succès dans ces marchés agités.

SITUATION CORONAVIRUS

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Bonjour Madame, Monsieur,

Suite à l’évolution de l’épidémie du Coronavirus et aux dernières décisions gouvernementales, nous sommes contraints de mettre en place une procédure de télétravail dans notre entreprise permettant de préserver la santé de nos collaborateurs, mais également de poursuivre efficacement notre activité.

Dans ce contexte nous privilégions donc pour continuer à vous apporter une information et des réponses à vos demandes :

  • L’utilisation du mail, merci donc de noter les mails pour nous joindre et par principe d’indiquer mon mail en copie systématique (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

        - Accueil : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

        - Guillaume LEMAIR :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

        - Xavier DE LA BOUERE :xCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Le téléphone : n’hésitez pas à utiliser les portables et laisser un message afin de pouvoir vous répondre dans les meilleurs délais 

        - Hubert CHEVE au 07.52.60.43.81 ou 06.85.03.99.16

        - Guillaume LEMAIR au 07.75.11.23.76

        - Xavier DE LA BOUERE au 07.75.10.78.90

En respect des consignes, nous devons éviter au maximum les rendez-vous directs, nous pouvons donc prendre un rendez-vous téléphonique selon vos disponibilités.

Situation des marchés :

Dans un contexte de marché où la peur domine, et la raison a perdu ses repères, nous faisons face à des positions vendeuses et une absence d’acheteurs.

Les marchés sont donc en baisse de jour en jour, sans trouver à aujourd’hui un seuil de résistance.

Cette situation ne durera pas ; la perte liée à une activité économique bloquée pour 2 ou 3 mois va peser sur les résultats des entreprises en 2020.

Pour autant nous ne parlons pas de la fin des entreprises ni de l’activité économique.

Après une période de paralysie nécessaire pour limiter la propagation du coronavirus, l’activité économique reprendra son cours et l’analyse sera plus objective.

Comme à chaque crise qui secoue les marchés, celui-ci rebondira et retrouvera des positons acheteuses, qui profiteront des opportunités d’achat à des prix très attractifs.

Les investisseurs institutionnels pour se préserver investissent massivement sur des emprunts d’états dont le rendement est négatif.

La dette allemande à 10 ans (la plus recherchée) rapporte – 0.59 % sur 10 ans. La dette française rapporte 0 % de son coté à 10 ans.

Une fois la crise passée, ces capitaux reviendront forcément sur des actifs plus attractifs et profiteront de la faible valeur des actions.

Notre conseil est donc simple, il faut laisser passer la tempête et attendre que le calme revienne sur les marchés.

Nous sommes attentifs et disponibles pour vous apporter des réponses individuelles à vos demandes.

La patience va donc être la réponse la plus adaptée pour vos avoirs financiers.

L’équipe se tient à votre disposition pour continuer à vous répondre et vous rassurer.

Bien cordialement,

Hubert CHEVE

ACTUALITÉS DES MARCHÉS

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Après un développement intense en Chine, le Coronavirus se propage à travers le monde créant une inquiétude sur la santé de chacun d’entre nous ou de nos proches et cristallisant grandement les marchés financiers.

Le temps de l’information est devenu, depuis quelques années, l’époque de la surinformation. Nous devons donc faire face à un harcèlement continu d’informations sur le Coronavirus, ses conséquences, ses inquiétudes, son développement, l’impact sur notre quotidien et dans certains cas la panique que cela peut opérer.

Ce que l’on peut dire, c’est qu’à l’instar de toutes les grippes qui nous arrivent chaque année, celle-ci s’est développée en Asie avant de venir vers nous, et qu’elle fera très vraisemblablement moins de victimes que ce que fait la grippe chaque année.

Comme à chaque nouvelle inquiétante, à l’époque où nous vivons, celle-ci est grandement amplifiée. Tant que nous n’aurons pas un traitement et un antivirus à notre disposition, il y a tout lieu de rester excessivement prudent et de prendre des mesures de sécurité et d’hygiène élémentaires.

Pour ce qui est des marchés financiers, il est tout à fait normal qu’un virus qui se propage sur l’ensemble du monde et implique des mesures qui impactent sur le développement économique immédiat, est un impact négatif sur les marchés financiers.

Pour autant, il nous parait important de rePositionner, dans le cadre de la gestion globale de votre patrimoine l’impact de la fluctuation des marchés.

Premièrement, un décrochage important, tel que celui de la semaine dernière et qui n’est peut-être pas terminé, a un impact immédiat sur la performance des fonds, mais n’a pas un impact aussi important sur la performance de votre portefeuille.

Votre portefeuille n’est pas directement et intégralement investi sur des actifs « risqués » ; aussi une baisse générale des supports actions (- 10 à – 12 %) aura un impact que de quelques % sur l’ensemble de vos avoirs.

Deuxièmement, il faut être prudent et ne pas vendre dans la baisse des fonds qui, fondamentalement et structurellement, sont composés de valeurs de qualité. Quand l’indice d’un marché national ou international baisse de 12 % pour autant les valeurs qui le composent n’ont pas perdu 10 ou 15 % de leur chiffre d’affaires et de leur résultat. Traditionnellement dans une période de fortes intempéries, on se met à l’abri en évitant de s’exposer  et on attend un environnement plus propice pour une sortie.

Troisièmement cette baisse s’est faite alors que nous sommes au plus haut des marchés historiques ; il est donc utile de la regarder en prenant un peu de recul dans le temps pour pouvoir juger une « performance globale».

Enfin, vos portefeuilles sont forcément constitués par rapport à votre profil investisseur. Donc naturellement si vous êtes dynamique dans votre gestion, votre portefeuille réagira très significativement à des baisses et à l’inverse, si vous êtes très prudent ou sécuritaire votre portefeuille résistera très bien à une période de retournement qui ne concerne principalement que les marchés actions.

Dans ce contexte complexe et angoissant, nous vous proposons de vous rencontrer et de répondre à vos questions :

Et ainsi de faire un point de la situation générale

Mais aussi de confirmer que votre portefeuille et l’ensemble de vos placements sont bien conformes à vos objectifs et à vos horizons d’investissement.

La suite tout aussi classique est que cette baisse va créer pour les investisseurs opportunistes des points d’entrée dans de bonnes conditions ; nous pouvons aussi échanger avec vous sur le sujet.

Toute l’équipe est à votre disposition afin de vous répondre dans les meilleurs délais.

Bien cordialement,

HUBERT CHEVE